Avec la domination des films THE ARTIST et HUGO dimanche dernier à la 84e cérémonie des Oscars, rarement la culture française n’aura eu autant de visibilité aux États-Unis et même aux yeux du monde. Ajoutons à cela le prix du meilleur scénario original du film de Woody Allen MIDNIGHT IN PARIS qui se situe dans la ville lumière et même le court métrage d’animation gagnant THE FANTASTIC FLYING BOOKS OF MR. MORRIS LESSMORE qui rend hommage, entre autres, à la littérature et la musique française.

Ce très beau film des réalisateurs louisianais William Joyce & Brandon Oldenburg combine l’animation par ordinateur, le stop motion et le dessin animé tout en s’inspirant librement de Buster Keaton, du Magicien d’Oz et de l’ouragan Katrina. Ce court métrage muet, toute première oeuvre du Moonbot Studios, existe aussi sous forme d’application pour iPad favorisant l’amour des livres pour les jeunes. 

Un beau 15 minutes animé, où la magie des images et la créativité des scénaristes s’emparent de nos coeurs d’enfants. Tout ça en plus de redonner littéralement des couleurs à tous ceux et celles qui ont laissé de côté les livres. Un Oscar mérité qui n’enlève absolument rien aux autres nommés (dont le très beau DIMANCHE de Patrick Doyon de Montréal) et qui souligne une fois de plus, l’importance de l’imaginaire dans nos vies qui en ont tant de besoin. 

Dimanche le 26 février, il s’agira de la 84e cérémonie des Oscar. Comme à tous les ans plusieurs ont été oublié dans de nombreuses catégories. Mais il y aussi des oubliés qui sont enfin récompensés pour de nombreuses injustices commises dans le passé. L’acteur britannique Gary Oldman est l’un d’eux. Cette année, il s’est mérité à l’âge de 53 ans sa toute première nomination aux Oscar.

C’est grâce à son rôle de George Smiley dans l’excellent film d’espionnage TINKER TAILOR SOLDIER SPY de Tomas Alfredson qu’Oldman se retrouve parmi les 5 meilleurs acteurs sélectionnés par l’Academy of motion picture arts and sciences. 

Jouant plus souvent qu’autrement les rôles de “méchants” ou d’artistes maudits, Oldman peut enfin élargir son registre depuis qu’il a accepté de jouer davantage dans des blockbusters (les série Harry Potter et Dark Knight). Belle contradiction pour cette acteur de théâtre qui a toujours privilégié les films indépendants…

Comme plusieurs, je l’ai découvert dans son hallucinante interprétation de Sid Vicious dans SID & NANCY. Prouvant rapidement qu’il était un caméléon hors du commun, il enchaînera d’autres personnages célèbres, parfois aux antipodes physiquement mais pas psychologiquement (de Sid à Beethoven, même combat). 

Et c’est le danger des acteurs de son registre: s’effacer complètement dans leurs rôles, au point que les spectateurs se souviennent seulement du personnage et non de l’acteur.

Pour ma part, j’ai toujours suivit sa carrière avec un vif intérêt, ayant apprécié tous ses rôles au cinéma. À l’annonce de son nom le 24 janvier dernier, je n’ai pu retenir un cri de joie. Une fierté de voir l’ampleur de son talent souligné, salué et clamé aux caméras de toute la planète. Désormais, je ne serai plus le seul à affirmer qu’il est un des meilleurs acteurs présentement dans le monde.

Surprenez-vous pas si Gary Oldman est tout souriant le 26 février prochain, même si un acteur français monte chercher la précieuse statuette. Car enfin le milieu dans lequel il travaille aura reconnu son immense talent. D’être là, parmi les siens sera déjà une très belle récompense. 


Vraiment pas toujours facile d’obtenir ce que l’on veut dans la vie. Parlez-en à Yoda qui semble avoir beaucoup de difficulté à commander une simple pizza.
laughingsquid:

Yoda Trying To Order a Pizza

Vraiment pas toujours facile d’obtenir ce que l’on veut dans la vie. Parlez-en à Yoda qui semble avoir beaucoup de difficulté à commander une simple pizza.

laughingsquid:

Yoda Trying To Order a Pizza

Source : Laughing Squid

Revu une 2e fois cette fin de semaine, le magnifique PINA de Wim Wenders qui émerveille tout autant que la 1ere fois. Et qui dire de la sublime B.O. dont cette pièce clé de Jun Miyake, Lilies of the valley. Une douce locomotive musicale qui nous donne le goût d’être en mouvement, de vivre. L’un des plus beau portrait d’artiste que j’ai eu la chance de voir et définitivement la 3D la mieux réussie. Courrez-y pendant qu’il est encore en salle. Un autre bestof 2011.

D’une puissance inouïe, le court métrage d’animation METACHAOS de l’italien Alessandro Bavari a été un des moments forts de mon année cinématographique 2011 (vu au 10e Sommets de l’animation). Inclassable, unique, démentiel et preuve ultime d’un talent fou. À voir et revoir en cette aube de fin du monde annoncée.

Voici enfin les 30 films qui ont imagé le mieux mon année 2011. Une année riche, tant au niveau de la qualité des productions que dans la manière qu’ont eu les réalisateurs de nous proposer des regards très lucides sur la situation du monde dans lequel nous vivons. 

Cette liste tient compte de tous les films qui ont eu leur première projection à Montréal en 2011, dans un festival ou directement en salles. Tout type de film était éligible (courts et longs métrages, animation, expérimental, documentaire et fiction) et les films québécois pouvaient aussi se classer pour la section internationale.

N.B. Le film ATTENBERG n’est jamais sorti en salles au Québec. Il est toutefois passé à la télévision à l’automne 2011 (sur TFO).

TOP 30 INTERNATIONAL

1. DRIVE de Nicolas Winding Refn

2. COPIE CONFORME d’Abbas Kiarostami

3. TREE OF LIFE de Terrence Malick

4. VÉNUS NOIRE d’Abdellatif Kechiche

5. ex-aequo 

MELANCHOLIA de Lars Von Trier

POLISSE de Maïwenn

7. ex-aequo 

TURIN HORSE de Béla Tarr

HORS SATAN de Bruno Dumont

9. L’APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE de Bertrand Bonello

10. TAKE SHELTER de Jeff Nichols

11. NUIT #1 d’Anne Émond

12. IL ÉTAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan

13. PINA de Wim Wenders

14. ATTENBERG d’Athina Rachel Tsangari

15. LA GUERRE EST DÉCLARÉE de Valérie Donzelli

16. LA PEAU QUE J’HABITE de Pedro Almodovar

17. TAHRIR, PLACE DE LA LIBÉRATION de Stefano Savona

18. GODIN de Simon Beaulieu

19. LE VENDEUR de Sébastien Pilote

20. PLAY de Ruben Ostlund

21. L’EXERCICE DE L’ÉTAT de Pierre Schoeller

22. LE HAVRE d’Aki Kaurismäki

23. TINKER TAILOR SOLDIER SPY de Tomas Alfredson

24. LA BM DU SEIGNEUR de Jean-Charles Hue

25. LAURENTIE de Simon Lavoie & Mathieu Denis

26. THE TRIP de Michael Winterbottom

27. LE GAMIN AU VÉLO des frères Dardenne

28. TOMBOY de Céline Sciamma

29. BLUE BIRD de Gust Van Den Berghe

30. EN TERRAINS CONNUS de Stéphane Lafleur

Pour tout passionné de l’histoire du cinéma, et particulièrement celle du Québec, il est très difficile d’accepter la disparition de certaines traces d’une époque révolue. Tel est pourtant le drame que subira (encore) le fameux Ouimestoscope de Léo-Ernest Ouimet, voué désormais à devenir un complexe de nombreux condos urbains

Le projet conservera le nom du premier grand cinéma au pays qui a ouvert en 1906, et il devrait continuer d’arborer la plaque commémorative mais c’est trop peu de mémoire pour ce lieu historique et fondateur de la cinéphilie montréalaise. Et surtout, c’est effacer encore un peu plus le souvenir de Monsieur Ouimet, grand oublié de l’histoire toute jeune de notre cinéma.

Léo-Ernest Ouimet est un géant méconnu, qui a côtoyé les plus grands de l’histoire naissante du septième art: Léon Gaumont, Georges Méliès, les frères Charles & Émile Pathé, Thomas Edison et tant d’autres d’Hollywood et d’ici.

En lisant le captivant livre Les Ouimetoscopes : Léo-Ernest Ouimet et les débuts du cinéma québécois de Léon H. Bélanger (VLB éditeur, 1978), nous mesurons l’ampleur du combat perpétuel que Ouimet a rendu tout au long de sa carrière, tant comme propriétaire de sa salle que cinéaste d’actualités filmées. 

Bref, des organismes comme Héritage Montréal aurait du se mobiliser pour tenter de sauver ce qu’il restait de la salle fermée depuis 1992. Le toit était dans un piteux état et le lieu aurait eu besoin de nombreuses rénovations, mais cela n’était pas une raison valable pour laisser mourir à petit feu cette salle mythique.

À quand un documentaire ou mieux une fiction relatant la vie incroyable de Ouimet, de chef électricien à propriétaire de la plus belle salle de vues animées à Montréal? L’idée est lancée!

Parmi les 40 films dans lesquels Harrison Ford a joué, quel est votre préféré?
J’y vais pour Blade Runner de Ridley Scott. Et vous?
cultfilms:

Forty Fords by Steve Murray to celebrate Harrison Ford’s 40th credited big-screen appearance in Cowboys & aliens.
Can you name them all? no? click the fords to find out, here

Parmi les 40 films dans lesquels Harrison Ford a joué, quel est votre préféré?

J’y vais pour Blade Runner de Ridley Scott. Et vous?

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Can you name them all? no? click the fords to find out, here

Source : thedailywhat

Quand Star Wars influence l’architecture…

architizer:

Star Wars’ lumbering Sandcrawler inspired Lucasfilm’s slick new office.

Source : architizer.com

C’est le 31 juillet prochain que se termine Stanley Kubrick l’exposition à la Cinémathèque française à Paris. Si vous êtes de l’autre côté de l’océan, je vous conseille fortement de vous y arrêter. J’avais eu la chance de visiter la même exposition mais à Gant en Belgique en 2006. 

Voici quelques morceaux choisis de ce très bel hommage à l’un des grands du septième art.

Après le teaser, voici maintenant l’affiche pour The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Un petit clin d’oeil à Inception…

Après le teaser, voici maintenant l’affiche pour The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Un petit clin d’oeil à Inception…

La preuve que les “Transformers” se sont inspirés de la nature…

La preuve que les “Transformers” se sont inspirés de la nature…

Source : thepathofexcess

Présenté à la 2e édition du festival Les Percéides, le festival international de cinéma et d’art de Percé, Smáfuglar (Two Birds) du réalisateur islandais Rúnar Rúnarsson est un superbe court métrage sur la perte de l’innocence qui est maintenant disponible en ligne gratuitement. 

Rúnarsson présente cette année à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes son 1er long métrage Eldfjall. Primé dans plus de 90 festivals autour du monde pour ses courts métrages, il demeure l’un des jeunes réalisateurs les plus prometteurs de la planète.   

Les Percéides reviennent pour une troisième édition, du 18 au 20 août 2011 à Percé. 


Source : youtube.com

Pour la suite de notre monde...

Tournage de Pour la suite du monde

L’an prochain, il s’agira du 50e anniversaire du premier chef d’oeuvre du cinéma québécois, POUR LA SUITE DU MONDE de Pierre Perrault & Michel Brault.

L’oeuvre quasi entière de Pierre Perrault est disponible en ligne sur le site de l’Office National du Film gratuitement, un corpus solide qui nous révèle les racines de notre histoire récente. Un incontournable fondateur de notre cinématographie qui n’en finit plus d’influencer les cinéastes, les historiens, les curieux de notre passé.

En ces grandes périodes d’incertitude politique et personnel (car les couples se séparent beaucoup plus vite que les pays), il est rassurant de revenir aux sources et de redécouvrir encore une fois les aventures d’Alexis et Marie Tremblay, et tous les “personnages” présents dans la trilogie de l’Isle-Aux-Coudres.

J’ai eu la chance de discuter récemment avec Francine Tremblay, petite-fille d’Alexis & Marie, et de voir à quel point le lègue de Perrault est toujours aussi fort, d’une génération à l’autre. Poursuivons ce partage pour la suite de notre monde.

Source : onf.ca

C’est présentement l’exposition Stanley Kubrick à la Cinémathèque Française à Paris (j’ai appris récemment qu’il s’agissait de la même que j’avais vu en 2006 à Gant en Belgique, une des plus belles expos que j’ai eu la chance de voir dans ma vie…cela me sauve d’un billet d’avion), et en me perdant sur la toile je suis tombé par hasard sur cette superbe affiche polonaise de son dernier chef d’oeuvre, EYES WIDE SHUT (vous aurez deviné que le nom de cette page Tumblr est un clin d’oeil peu subtil à ce film). 
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas l’imagerie de ce sympathique pays d’Europe de l’Est, sachez que les illustrateurs polonais sont devenus au fil des ans une références dans tous les types d’affiches liées à la culture, tant pour le cinéma que le théâtre ou le cirque. Voici un site idéal pour découvrir tout le talent qui s’y trouve et un autre si vous êtes tentés d’en acheter.

C’est présentement l’exposition Stanley Kubrick à la Cinémathèque Française à Paris (j’ai appris récemment qu’il s’agissait de la même que j’avais vu en 2006 à Gant en Belgique, une des plus belles expos que j’ai eu la chance de voir dans ma vie…cela me sauve d’un billet d’avion), et en me perdant sur la toile je suis tombé par hasard sur cette superbe affiche polonaise de son dernier chef d’oeuvre, EYES WIDE SHUT (vous aurez deviné que le nom de cette page Tumblr est un clin d’oeil peu subtil à ce film). 

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas l’imagerie de ce sympathique pays d’Europe de l’Est, sachez que les illustrateurs polonais sont devenus au fil des ans une références dans tous les types d’affiches liées à la culture, tant pour le cinéma que le théâtre ou le cirque. Voici un site idéal pour découvrir tout le talent qui s’y trouve et un autre si vous êtes tentés d’en acheter.

Source : poster.com.pl