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Après quelques sessions de rattrapage durant le temps des fêtes, je peux enfin dévoiler les 30 films qui ont marqué mon année 2013.

Bien sûr, je n’ai pas tout vu (Nebraska, L’image manquante, Norte la fin de l’histoire, Spectacular Now, Let the fire burn, Captain PhillipsE Agora? Lembra-Me, César doit mourir, The Kings of summerHistoire de ma mort, PhilomenaBerberian Sound Studio, BlackfishThe Broken Circle Breakdown, A Field in England sont principalement les films entrant dans ma catégorie “j’ai manqué de temps pour les visionner”) surtout que je tiens compte de tous les films qui ont eu leur première projection à Montréal en 2013. Cela inclut tous les festivals mais aussi certaines rétrospectives. Ajoutez également les courts métrages et les films expérimentaux, la liste s’allonge.

Il y a aussi beaucoup d’absents pour la simple et bonne raison que ces oeuvres n’ont pas réussi à m’émouvoir, à me rejoindre, à m’éblouir, à m’embarquer et pire, qu’ils aient causé chez-moi la déception. Parmi eux: Gravity (potientiel immense, scénario absent, exagération sur exagération), The Wolf of Wall Street (copier/coller), Only God Forgives (l’idée était bonne, très beau rendu, hommage vide), The Dirties (l’émotion ne passe pas malgré le dispositif original, revoir Blackbird), Pain and Gain (vu sous l’influence d’un groupe que je respecte ;-), To the Wonder (…), Prisoners (superbe photo de Roger Deakins), Stoker (un des plus beaux films de l’année, scénario réchauffé).

Et pourquoi 30 titres plutôt que seulement 10? Voyant entre 300 et 400 films par année (cela inclus aussi les courts…), il me semble juste d’y extraire le 10% qui se démarque, qui ose, qui m’inspire, qui me passionne. Malgré cela, de très bons films se sont classés au-delà de la 30e position et pourraient bien s’y retrouver si l’excercice du temps venait à agir. Que je pense à Diego Star, The Place Behond the Pines, Quai d’Orsay, Blue Jasmine, Barbara, The Congress, Violette, Vic + Flo ont vu un ours, 2 automnes 3 hivers, La jalousieL’étrange couleur des larmes de ton corps, Sur le rivage du monde, Tom à la fermeLike Someone in Love, Conte du Mile-EndZero Dark Thirty, Le repenti, Cherchez HortenseMichael Kohlhaas, Mud, Hannah Arendt, La forêt aux esprits, Calle LòpezSarah préfère la course, No et Chasse au Godard d’Abbittibbi.

Voilà, allons-y maintenant avec mes 30 coups de coeur (parfois coups de poing), dont un immense, bien au-dessus des autres, qui succède à Leviathan en 2012 et Drive en 2011 au sommet:

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1. LA VIE D’ADÈLE - CHAPITRES 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche

2. GRAND CENTRAL de Rebecca Zlotowski

3. SPRING BREAKERS d’Harmony Korine

4. LA GRANDE BELLEZA de Paolo Sorrentino

5. THE ACT OF KILLING de Joshua Oppenheimer

6. LE PASSÉ d’Ashgar Farhadi

7. MOUTON de Gilles Deroo & Marianne Pistone

8. L’INCONNU DU LAC d’Alain Guiraudie

9. INSIDE LLEWYN DAVIS des frères Coen

10. UNE JEUNE FILLE de Catherine Martin

11. LE MÉTÉORE de François Delisle

12. A TOUCH OF SIN de Jia Zhangke

13. CAMILLE CLAUDEL 1915 de Bruno Dumont

14. TEL PÈRE, TEL FILS d’Hirokazu Kore-eda

15. COSTA DA MORTE de Lois Patiño

16. FIRST COUSIN ONCE REMOVED d’Alain Berliner

17. BEFORE MIDNIGHT de Richard Linklater

18. STRAY DOGS de Tsai Ming Liang

19. ILO ILO d’Anthony Chen

20. 12 YEARS A SLAVE de Steve McQueen

21. LES MANÈGES HUMAINS de Martin Laroche

22. LA CHASSE de Thomas Vinterberg

23. DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée

24. UPSTREAM COLORS de Shane Carruth

25. LE DÉMANTÈLEMENT de Sébastien Pilote

26. ERNEST & CÉLESTINE de Stéphane Aubier, Benjamin Renner & Vincent Patar

27. HOAX CANULAR de Dominic Gagnon

28. HELI d’Amat Escalante

29. FRANCES HA de Noah Baumbach

30. THE WORLD’S END d’Edgar Wright

Mention à 5 courts métrages:

A STORY FOR THE MODLINS de Sergio Oksman

QUELQU’UN D’EXTRAORDINAIRE de Monia Chokri

DA VINCI de Yuri Ancarani

REDEMPTION de Miguel Gomes

FILMSTRIPE de John Blouin

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Qu'est-ce que le néoréalisme?

Every cut is a form of judgment, whether it takes place on the set or in the editing room. A cut reveals what matters and what doesn’t. It delineates the essential from the non-essential. To examine the cuts of a filmmaker is to uncover an approach to cinema.

Dans ce paragraphe se retrouve l’essence même d’un genre où la réflexion alimente chacun des plans. Dans ce fascinant court essai vidéo du British Film Institute intitulé “What Is Neorealism?”, il suffit d’une simple comparaison par le montage pour révéler deux regards complètement différents sur un même film : la version montée par le producteur David O. Selznick Indiscretion of an American Wife (à peine 64 minutes) vs la version originale de Vittorio De Sica Stazione Termini (89 minutes). 

En seulement 4 minutes, ce vidéo nous démontre ce qui différencie le cinéma hollywoodien du cinéma européen, la machination des sentiments vs le regard véritable sur la manipulation des masses. Un combat qui se poursuit encore aujourd’hui, entre des institutions et des créateurs, parfois aussi par des producteurs qui se prennent pour des réalisateurs.

Stazione Termini

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À la fin du mois de décembre, tous les critiques font l’exercice de revenir sur les (trop?) nombreuses productions cinématographiques de l’année qui se termine. La fin du monde n’ayant pas eu lieu, c’est pourquoi 2012 n’échappera pas à mon bilan bien personnel parmi tous les films qui auront eu leur première projection à Montréal en 2012. Cela veut dire que certains films qui sont sortis en salles en 2012 mais qui ont eu leur première durant un festival en 2011 ne se trouveront pas dans cette liste (exemples: IL ÉTAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan ou LE CHEVAL DE TURIN de Belà Tarr, tous les deux présentés au Festival du Nouveau Cinéma en 2011).

 

Voici donc mes 30 meilleurs films de l’année 2012, tant en fiction qu’en documentaire:

leviathan


1.  Leviathan de Lucien Castaing-Taylor & Verena Paravel

2.  Holy Motors de Leos Carax

3.  Wuthering Heights d’Andrea Arnold

4.  Beasts of the Southern Wild de Benh Zeitlin

5.  White epilepsy de Philippe Grandrieux

6.  Tabu de Miguel Gomes

7.  Bullhead de Michael R. Roskam

8.  The Master de Paul Thomas Anderson

9.  Miss Bala de Gerardo Naranjo

10. Camion de Rafaël Ouellet

11. The Boy Eating the Bird’s Food d’Ektoras Lygizos

12. 3 Sisters de Wang Bing

13. 5 Broken Cameras d’Emad Burnat & Guy Davidi

14. Moonrise Kingdom de Wes Anderson

15. De rouille et d’os de Jacques Audiard

16. Louise Wimmer de Cyril Mennegun

17. Into the Abyss de Werner Herzog

18. Cosmopolis de David Cronenberg

19. Amour de Michael Haneke

20. Habemus papam de Nanni Moretti

21. The Patron Saints de Brian M. Cassidy & Melanie Shatzky

22. Les adieux à la Reine de Benoît Jacquot

23. 11.25 Le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu

24. Pieces and Love All to Hell de Dominic Gagnon

25. After Lucia de Michel Franco

26. Over My Dead Body de Brigitte Poupart

27. Berlin Telegram de Leila Albayaty

28. Bestiaire de Denis Côté

29. Grandma lo-fi: : The Basement Tapes of Sigrídur Níelsdóttir d’Orri Jónsson, Kristín Björk Kristjánsdóttir & Ingibjörg Birgisdóttir

30. Buzkashi de Najeeb Mirza

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Avec la domination des films THE ARTIST et HUGO dimanche dernier à la 84e cérémonie des Oscars, rarement la culture française n’aura eu autant de visibilité aux États-Unis et même aux yeux du monde. Ajoutons à cela le prix du meilleur scénario original du film de Woody Allen MIDNIGHT IN PARIS qui se situe dans la ville lumière et même le court métrage d’animation gagnant THE FANTASTIC FLYING BOOKS OF MR. MORRIS LESSMORE qui rend hommage, entre autres, à la littérature et la musique française.

Ce très beau film des réalisateurs louisianais William Joyce & Brandon Oldenburg combine l’animation par ordinateur, le stop motion et le dessin animé tout en s’inspirant librement de Buster Keaton, du Magicien d’Oz et de l’ouragan Katrina. Ce court métrage muet, toute première oeuvre du Moonbot Studios, existe aussi sous forme d’application pour iPad favorisant l’amour des livres pour les jeunes. 

Un beau 15 minutes animé, où la magie des images et la créativité des scénaristes s’emparent de nos coeurs d’enfants. Tout ça en plus de redonner littéralement des couleurs à tous ceux et celles qui ont laissé de côté les livres. Un Oscar mérité qui n’enlève absolument rien aux autres nommés (dont le très beau DIMANCHE de Patrick Doyon de Montréal) et qui souligne une fois de plus, l’importance de l’imaginaire dans nos vies qui en ont tant de besoin. 

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Dimanche le 26 février, il s’agira de la 84e cérémonie des Oscar. Comme à tous les ans plusieurs ont été oublié dans de nombreuses catégories. Mais il y aussi des oubliés qui sont enfin récompensés pour de nombreuses injustices commises dans le passé. L’acteur britannique Gary Oldman est l’un d’eux. Cette année, il s’est mérité à l’âge de 53 ans sa toute première nomination aux Oscar.

C’est grâce à son rôle de George Smiley dans l’excellent film d’espionnage TINKER TAILOR SOLDIER SPY de Tomas Alfredson qu’Oldman se retrouve parmi les 5 meilleurs acteurs sélectionnés par l’Academy of motion picture arts and sciences. 

Jouant plus souvent qu’autrement les rôles de “méchants” ou d’artistes maudits, Oldman peut enfin élargir son registre depuis qu’il a accepté de jouer davantage dans des blockbusters (les série Harry Potter et Dark Knight). Belle contradiction pour cette acteur de théâtre qui a toujours privilégié les films indépendants…

Comme plusieurs, je l’ai découvert dans son hallucinante interprétation de Sid Vicious dans SID & NANCY. Prouvant rapidement qu’il était un caméléon hors du commun, il enchaînera d’autres personnages célèbres, parfois aux antipodes physiquement mais pas psychologiquement (de Sid à Beethoven, même combat). 

Et c’est le danger des acteurs de son registre: s’effacer complètement dans leurs rôles, au point que les spectateurs se souviennent seulement du personnage et non de l’acteur.

Pour ma part, j’ai toujours suivit sa carrière avec un vif intérêt, ayant apprécié tous ses rôles au cinéma. À l’annonce de son nom le 24 janvier dernier, je n’ai pu retenir un cri de joie. Une fierté de voir l’ampleur de son talent souligné, salué et clamé aux caméras de toute la planète. Désormais, je ne serai plus le seul à affirmer qu’il est un des meilleurs acteurs présentement dans le monde.

Surprenez-vous pas si Gary Oldman est tout souriant le 26 février prochain, même si un acteur français monte chercher la précieuse statuette. Car enfin le milieu dans lequel il travaille aura reconnu son immense talent. D’être là, parmi les siens sera déjà une très belle récompense. 


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Vraiment pas toujours facile d’obtenir ce que l’on veut dans la vie. Parlez-en à Yoda qui semble avoir beaucoup de difficulté à commander une simple pizza.

laughingsquid:

Yoda Trying To Order a Pizza

Source : Laughing Squid
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Revu une 2e fois cette fin de semaine, le magnifique PINA de Wim Wenders qui émerveille tout autant que la 1ere fois. Et qui dire de la sublime B.O. dont cette pièce clé de Jun Miyake, Lilies of the valley. Une douce locomotive musicale qui nous donne le goût d’être en mouvement, de vivre. L’un des plus beau portrait d’artiste que j’ai eu la chance de voir et définitivement la 3D la mieux réussie. Courrez-y pendant qu’il est encore en salle. Un autre bestof 2011.

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D’une puissance inouïe, le court métrage d’animation METACHAOS de l’italien Alessandro Bavari a été un des moments forts de mon année cinématographique 2011 (vu au 10e Sommets de l’animation). Inclassable, unique, démentiel et preuve ultime d’un talent fou. À voir et revoir en cette aube de fin du monde annoncée.

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Voici enfin les 30 films qui ont imagé le mieux mon année 2011. Une année riche, tant au niveau de la qualité des productions que dans la manière qu’ont eu les réalisateurs de nous proposer des regards très lucides sur la situation du monde dans lequel nous vivons. 

Cette liste tient compte de tous les films qui ont eu leur première projection à Montréal en 2011, dans un festival ou directement en salles. Tout type de film était éligible (courts et longs métrages, animation, expérimental, documentaire et fiction) et les films québécois pouvaient aussi se classer pour la section internationale.

N.B. Le film ATTENBERG n’est jamais sorti en salles au Québec. Il est toutefois passé à la télévision à l’automne 2011 (sur TFO).

TOP 30 INTERNATIONAL

1. DRIVE de Nicolas Winding Refn

2. COPIE CONFORME d’Abbas Kiarostami

3. TREE OF LIFE de Terrence Malick

4. VÉNUS NOIRE d’Abdellatif Kechiche

5. ex-aequo 

MELANCHOLIA de Lars Von Trier

POLISSE de Maïwenn

7. ex-aequo 

TURIN HORSE de Béla Tarr

HORS SATAN de Bruno Dumont

9. L’APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE de Bertrand Bonello

10. TAKE SHELTER de Jeff Nichols

11. NUIT #1 d’Anne Émond

12. IL ÉTAIT UNE FOIS EN ANATOLIE de Nuri Bilge Ceylan

13. PINA de Wim Wenders

14. ATTENBERG d’Athina Rachel Tsangari

15. LA GUERRE EST DÉCLARÉE de Valérie Donzelli

16. LA PEAU QUE J’HABITE de Pedro Almodovar

17. TAHRIR, PLACE DE LA LIBÉRATION de Stefano Savona

18. GODIN de Simon Beaulieu

19. LE VENDEUR de Sébastien Pilote

20. PLAY de Ruben Ostlund

21. L’EXERCICE DE L’ÉTAT de Pierre Schoeller

22. LE HAVRE d’Aki Kaurismäki

23. TINKER TAILOR SOLDIER SPY de Tomas Alfredson

24. LA BM DU SEIGNEUR de Jean-Charles Hue

25. LAURENTIE de Simon Lavoie & Mathieu Denis

26. THE TRIP de Michael Winterbottom

27. LE GAMIN AU VÉLO des frères Dardenne

28. TOMBOY de Céline Sciamma

29. BLUE BIRD de Gust Van Den Berghe

30. EN TERRAINS CONNUS de Stéphane Lafleur

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Pour tout passionné de l’histoire du cinéma, et particulièrement celle du Québec, il est très difficile d’accepter la disparition de certaines traces d’une époque révolue. Tel est pourtant le drame que subira (encore) le fameux Ouimestoscope de Léo-Ernest Ouimet, voué désormais à devenir un complexe de nombreux condos urbains

Le projet conservera le nom du premier grand cinéma au pays qui a ouvert en 1906, et il devrait continuer d’arborer la plaque commémorative mais c’est trop peu de mémoire pour ce lieu historique et fondateur de la cinéphilie montréalaise. Et surtout, c’est effacer encore un peu plus le souvenir de Monsieur Ouimet, grand oublié de l’histoire toute jeune de notre cinéma.

Léo-Ernest Ouimet est un géant méconnu, qui a côtoyé les plus grands de l’histoire naissante du septième art: Léon Gaumont, Georges Méliès, les frères Charles & Émile Pathé, Thomas Edison et tant d’autres d’Hollywood et d’ici.

En lisant le captivant livre Les Ouimetoscopes : Léo-Ernest Ouimet et les débuts du cinéma québécois de Léon H. Bélanger (VLB éditeur, 1978), nous mesurons l’ampleur du combat perpétuel que Ouimet a rendu tout au long de sa carrière, tant comme propriétaire de sa salle que cinéaste d’actualités filmées. 

Bref, des organismes comme Héritage Montréal aurait du se mobiliser pour tenter de sauver ce qu’il restait de la salle fermée depuis 1992. Le toit était dans un piteux état et le lieu aurait eu besoin de nombreuses rénovations, mais cela n’était pas une raison valable pour laisser mourir à petit feu cette salle mythique.

À quand un documentaire ou mieux une fiction relatant la vie incroyable de Ouimet, de chef électricien à propriétaire de la plus belle salle de vues animées à Montréal? L’idée est lancée!

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Parmi les 40 films dans lesquels Harrison Ford a joué, quel est votre préféré?

J’y vais pour Blade Runner de Ridley Scott. Et vous?

cultfilms:

Forty Fords by Steve Murray to celebrate Harrison Ford’s 40th credited big-screen appearance in Cowboys & aliens.

Can you name them all? no? click the fords to find out, here

Source : thedailywhat
Photo Set
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C’est le 31 juillet prochain que se termine Stanley Kubrick l’exposition à la Cinémathèque française à Paris. Si vous êtes de l’autre côté de l’océan, je vous conseille fortement de vous y arrêter. J’avais eu la chance de visiter la même exposition mais à Gant en Belgique en 2006. 

Voici quelques morceaux choisis de ce très bel hommage à l’un des grands du septième art.

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Après le teaser, voici maintenant l’affiche pour The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Un petit clin d’oeil à Inception…

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La preuve que les “Transformers” se sont inspirés de la nature…

La preuve que les “Transformers” se sont inspirés de la nature…

Source : thepathofexcess